Le Démon est le premier livre qui m'a donné envie d'écrire. Je lui ai trouvé une force incroyable. La même année, je me suis mise à lire William Burroughs, John Fante, Bukowski, ou encore le premier Bret Easton Ellis, Moins que zéro. Je les lisais en anglais parce que j'habitais en Angleterre, j'ai commencé par Le Démon. Déjà en lisant Bret Easton Ellis, j’ai pensé : si lui peut le faire, je peux essayer aussi, j'ai le même genre d'histoire. Mais avec Selby et Le Démon, là, j'ai pris une claque monstrueuse, je me suis dit, ça, c'est la littérature, c'est autre chose qu'un truc autobiographique, intimiste, branché. Je n'avais pas réalisé à quel point la littérature pouvait bousculer. C’est à partir de là que j'ai commencé à essayer d’écrire.