16 janvier 2026
Henri-Frédéric Blanc est un écrivain marseillais, il a publié ce livre en 1993. L’histoire de quatre gamins qui viennent d’une cité et dont l’avenir n’est pas brillant, un livre sur la jeunesse à Marseille à cette époque. Le livre a déjà été adapté en film pour Arte mais je voudrais l’adapter en série très musicale parce qu’en 1993, sort aussi l’album d’IAM Ombre est lumière et je voudrais impliquer Akhenaton dans l’écriture de ce projet.
C’est Francis Ford Coppola et Martin Scorsese qui ont parrainé l’exhumation de ce chef d’œuvre du cinéma. Le plan séquence d’ouverture, cette caméra qui flotte et qui plonge dans la piscine, la scène dans la boîte de nuit… Tout est sublime, à couper le souffle.
Je ne suis pas un spécialiste donc je fais court, c’est juste sublime. Un des disques que j’emmènerais sur une île déserte.
J’y suis parti en 2008 après avoir fait plusieurs séjours dans cette ville pour travailler sur différents projets musicaux. Après la crise financière de 2008, la vie était tellement pas chère en Argentine qu’il s’y est développé une sorte de movida qui permettait d’organiser des fêtes dans des théâtres pour deux cents euros. C’est là que j’ai organisé les fêtes Heavy Surf Colonization. Buenos Aires est une ville très excessive mais c’est aussi la ville la plus européenne d’Amérique du Sud : tout le monde est en psychanalyse, tout est très intello, le cinéma, la littérature. Pour moi, c’est un mix entre Londres, Paris et Barcelone.
C’est un morceau très triste qui raconte l’histoire d’un amour qui finit mal puisque la femme prend un avion qui n’arrivera jamais à destination. J’aime tellement cette chanson qu’en 2015, j’ai produit un album de reprises de bossa en français, et c’est Pauline Croze qui interprète cette version acoustique et moderne.
Autre souvenir de concert d’adolescence (au Zig Zag à Orléans) qui m’a profondément marqué. Les Lords comme on les appelait, c’était le super groupe post punk du début des années 80, avec le chanteur Stiv Bators qui officiait dans les Dead Boys et Brian James ex Damned à la guitare. Quel souvenir quand on a14 ans !
Même si j’aime beaucoup Sandinista, London Calling, c’est un peu l’album entre Sergent Peppers et le double blanc des Beatles. Je les ai découverts à Orléans à 14 ans grâce à un copain anglais qui était arrivé dans ma classe et depuis ça ne m’a pas lâché. Pour moi, il y a deux groupes qui ont fait avancer la musique ce sont les Beatles et Clash, tous les deux emmenés par une paire de compositeurs : Lennon/McCartney d’un côté, Strummer/Jones de l’autre. Ils n’ont jamais fait le même album, Clash explorant, en sept albums, les terres du punk, du jazz, du reggae, du hip hop, de l’électro. Puis après Clash, Mick Jones a monté Big Audio Dynamite que j’ai vu à la Cigale en 1987. Ce soir-là, je me rappelle avoir vu la musique du futur !
Le film est super et la bande son est parfaite. En plus des titres avec Jimmy Cliff, c’est une compil de ce qui se faisait de mieux avec Desmond Dekker, The Melodians et Toots and the Maytals. Toots qui vient de disparaître et avec lequel j’ai travaillé en Jamaïque.
Ce documentaire réalisé par Eleanor Coppola, la femme de Francis Ford Coppola, raconte l’histoire du tournage d’Apocalypse Now. C’est une sorte de making of - sans aucune retenue -, qui montre la genèse du film et l’envers du tournage : la crise cardiaque de Martin Sheen, Marlon Brando exigeant soudain un cachet d’un million de dollars, Denis Hopper défoncé aux acides, l’armée philippine qui rappelle ses hélicoptères pour mater la rébellion, le typhon qui détruit tout le décor… et, au milieu, F. F. Coppola qui se débat, hypothèque sa maison, entouré de sa famille dont Sophia et Roman, enfants. C’est un documentaire presque aussi puissant que le film lui-même. Si j’aime énormément des films comme When We Where King ou Rude Boy, Hearts of Darkness reste le numéro 1 de mon top des documentaires. De la VHS des années 90 aux formats numériques, je l’ai sur tous mes disques durs.
Comme le dit Pascal Blanchard, l’un des co-auteurs du film, Africa Mia, c’est un film qui parle de musique, de l’histoire des décolonisations dans les années 60, et c’est aussi la quête d’un journaliste sur 20 ans. C’est Jacques Denis de Libération qui m’a introduit auprès de Sam Stourdzé, le directeur des Rencontres de la photographie d’Arles à qui j’ai montré une quarantaine de photos des Las Maravillas de Mali. Il m’a demandé d’étoffer cette sélection en retournant au Mali, où j’ai trouvé des photos extraordinaires du Président Modibo Keïta en Chine avec Mao, avec Hô Chi Minh… Comme dans le film, ces images racontent l’histoire de l’indépendance du Mali et celle des Maravillas de Mali qui, ne l’oublions pas, ont fait danser Fidel Castro et son traducteur français/espagnol pour l’occasion… Che Guevara.
Melville a un style unique qui a influencé des cinéastes aussi différents que Tarantino ou les grands réalisateurs asiatiques, John Woo en tête. Ce qui est remarquable chez Melville, c’est l’économie de la parole. Si je ne me trompe pas, dans Le Second Souffle pendant les dix premières minutes, personne ne parle. Melville c’est une esthétique unique.
Une série qui m’a beaucoup inspiré parce qu’elle est très juste sur le plan des émotions. Très romantique, parfois hyper triste mais toujours très juste. C’est aussi très réussi sur le plan de la construction avec cette facilité que les réalisateurs et les scénaristes ont de nous faire traverser plusieurs époques dans un même épisode. C’est ce que je voulais faire dans Africa Mia, à la fois faire parler Boncana au présent mais aussi être capable de remonter le fil de l’histoire tout en interrogeant le futur avec le projet de reformation du groupe. J‘aime ce mode narratif qui n’est pas chronologique. Cette série aborde tellement de sujets qu’elle pourrait passer tous les soirs. En fait c’est Plus belle la vie mais classe !