L’immense succès du roman terrifiant, à la fin du XVIIIème siècle, tombe à pic. L’Europe, et particulièrement la France (la Terreur, les journées de Thermidor, ne sont pas loin), broie du noir. Le Château d’Otrante ou Melmoth, l’homme errant permettent d’exorciser ces craintes. Et petit à petit, le romantisme noir va durablement proposer un monde imaginaire, libéré de toutes les contraintes sociales, et de bon nombre de tabous. Un monde effrayant et sombre, certes, mais tellement plus attrayant que celui qu’imposent la morale et la raison.