Le silence
Chez Bergman, je préfère les films qui précèdent « Cris et chuchotements », tout particulièrement « Le silence », pour l’ambiance crépusculaire qui s’en dégage et l’histoire de ces deux sœurs qui se détestent et qui s’arrêtent dans ce grand hôtel parce que l’une d’elles est malade. Il y a l’intellectuelle desséchée, aride dans sa tête et dans son corps, qui méprise totalement l’autre qui est solaire, charnelle, et qui passe d’un homme à l’autre. Il y a également cet enfant qui erre dans l’hôtel, qui croise une troupe de clowns, qui parle avec le vieux majordome dans sa petite pièce qui a tout le temps l’oreille rivée à son poste de radio. Ce film est pour moi la démonstration parfaite de ces êtres qui n’arrivent pas à se parler. La solitude et l’incommunicabilité sont deux thèmes chers à Bergman qui est, sans doute, celui qui a porté le mieux ces sentiments à l’écran.
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