Central Park
Bruce Davidson
Aperture
1995
Il y a deux villes dans le monde : Paris qui est MA ville et New York qui est LA ville. New York est une concentration du monde, l’ambassadrice des autres villes. Elle évolue sans cesse. J’ai connu un New York délinquant, violent, notamment lorsque j’allais à l’Apollo Theater dans les années 80. C’est une ville forte, dangereuse, trop chaude ou trop froide, qui dégage une énergie et une poésie fantastique. Elle peut écraser aussi bien que régénérer par sa verticalité. Et au milieu de Manhattan, il y a Central Park, et dans Central Park, il y a ce banc qui est devenu mon bureau new-yorkais. J’y suis au milieu du tumulte, face aux façades de Central Park Ouest et pourtant au calme. New York m’a marqué en tant que patron de « Paris Match » car au moment des attentats du 11-Septembre, nous y avons vécu des émotions contradictoires : la tristesse d’avoir perdu des proches, la joie d’en savoir d’autres vivants, l’adrénaline des batailles pour les photos, la fierté d’avoir réussi un numéro hors du commun.
L'histoire des bancs de Central Park
Cette oeuvre est présente dans :