«Le Havre, c’est assez sinistre, entre les guerres», disait Raymond Queneau. Une façon pour l’écrivain d’évoquer les traumatismes subis par sa ville natale : endommagée par l’aviation allemande en juin 1940 et ravagée par les bombardements alliés en septembre 1944, l’ancienne cité de la Renaissance a été reconstruite à grands renforts de béton armé, lui donnant un visage dont elle a mis plusieurs décennies à redevenir fière.