« Travailler sans souci de personne et devenir fort, tel est le but de l’artiste, le reste ne vaut même pas le mot de Cambronne » disait Paul Cézanne (1839-1906). Il se plia à cette doctrine, solitaire, et réinventa la peinture. Il essuya les mêmes échecs que les Impressionnistes aux différents Salons où la peinture officielle « Pompier » triomphait sous le Second Empire (1852-1870). Les 60 portraits de l’exposition du musée d’Orsay, visibles jusqu’au 24 septembre, donnent l’occasion d’un voyage dans son intense matière picturale. Voici un parcours pour réinventer la formule magique : Cézanne, ouvre-toi !