A l’heure où, à gauche comme à droite, une partie des candidats à la présidentielle s’inspirerait bien du «Brexit» britannique, les 60 ans du traité de Rome instituant la Communauté – devenue Union européenne en 1992 – sont l’occasion de dire ce que nous lui devons. De rappeler la folle audace de cette alliance initiale entre six anciens ennemis de 1940 (France et Benelux d’une part, Allemagne et Italie de l’autre), rejointe ensuite par des pays échappés de la dictature (Grèce, Espagne, Portugal, puis les pays de l’Est). Et de se demander ce que nous aurions à gagner à un retour au repli national.