« Nous, les Espagnols, c’est la messe le matin, la corrida l’après-midi, le bordel le soir. Dans quoi ça se mélange ? Dans la tristesse. » La formule qui sonne comme un manifeste est de Picasso ; de nombreuses peintures de tauromachie se voient dans son musée à Paris. La corrida est de plus en plus critiquée au nom de la défense des animaux, mais la lecture du numéro spécial d’Art Press redonne de la perspective au sujet : reproductions de peintures de Picasso, Barcelo, Saura ; articles flamboyants de plumes majeures. Comme disait Malraux : « Le théâtre n’est pas sérieux, c’est la course de taureaux qui l’est. »