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C’est carnaval !

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Rio, Venise, Dunkerque, Nouvelle-Orléans… Come with me to the carnival and you will see what you want to see, exactly what you want to be (Venez avec moi au carnaval et vous verrez tout ce que vous voulez, ce que vous voulez être) chante Clapton sur son album No reason to cry. Ces paroles sommaires montrent que le carnaval est un langage de signes qui dépasse la limite des mots, avec sa fanfare, ses géants, ses carnavaleux, tout cet esprit qui n’existe que par la magie d’un moment où chacun aspire à laisser vivre l’autre caché en lui. Le carnaval, le mieux c’est d’y aller. Se l’imaginer ne suffit pas…

Treme

Simon-David
2010 -
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Les virtuoses

Herman-Mark
1996 -
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La visite de la fanfare

Kolirin-Eran
2007 -
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Acid Brass

The William Fairey Brass Band
1997 -
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Gargantua

Rabelais-François
1534 - Folio plus
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Royal de Luxe et le mythe du géant

Deluze-Dominique
2006 -
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Orfeu Negro

Marcel Camus
1959 -
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Penser le carnaval

Ndagano-Biringanine
-
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Le carnaval des animaux

Blanche-Francis , Saint/Saëns-Camille
2006 -
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Karnaval

Vincent-Thomas
1999 -
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Faces – Visages maquillés du Carnaval de Venise

Zaccaron-Sergio
2003 -
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Treme

Simon-David - 2010 -

Le carnaval la musique et les parades rythment tous les moments de la vie de la Nouvelle-Orléans. Celui de Mardi gras, qui commence le 6 janvier, est un des rendez-vous les plus importants pour tous les habitants de la ville. Rien d’étonnant donc, à ce que les personnages de Treme, la série créée par David Simon, soient tous concernés, de près ou de loin, par la culture musicale de la Nouvelle-Orléans. Une ode à Crescent City et une série parmi les plus créatives, les plus émouvantes et les plus originales de ces dernières années.

Les virtuoses

Herman-Mark - 1996 -

Au nord de l’Angleterre, une mine va fermer. Parmi les mineurs, il y a le brass band qui brassera son désespoir s’il ne joue pas le jeu du championnat national des brass bands. La jolie Gloria allume la mèche de la gloire au bout du tunnel, mais le chef d’orchestre est attaqué par la silicose… La fanfare infuse lentement, dans chacun de ses cuivres, l’énergie vitale pour aller chercher la victoire et ne plus avoir le cafard. Seule la victoire est belle !

La visite de la fanfare

Kolirin-Eran - 2007 -

Confondant les panneaux Petah Tikvah et Bet Hatikvah, une fanfare classique de la police d’Alexandrie se retrouve dans un trou perdu, aux environs de Tel Aviv, alors qu’elle cherche un centre culturel. Les uniformes des musiciens sont aussi impeccables que l’endroit est nul, inanimé par des habitants qui vivent à petit feu. Que la fête commence ! Quelle fête ? Celle, surréaliste, du partage des instants de rien avec des gens qui se découvrent plus proches que prévu. Quand la fanfare enlève le fard de l’ennui...

Acid Brass

The William Fairey Brass Band - 1997 -

La house music a été inventée au Warehouse Club de Chicago, à la fin des 70’s par des DJ’s dont Frankie Knucles, le parrain de la House. Acid Brass est un CD du Williams Fairey Brass Band, une fanfare issue de la Fairey Aviation Compagnie qui participa à l’aventure du Concorde. À l’écoute de Can U Dance ?, Jibaro ou What time is love ? on entend que la house et le brass band sont des frères de sang qui se tombent dans les bras : les cuivres donnent tellement de souffle que leur rencontre a la saveur des moments où l’on s’embrasse. Bandant !

Gargantua

Rabelais-François - 1534 - Folio plus

Rabelais, né vers 1490 et mort en 1553, fut moine, puis médecin, mais surtout, le génie qui inventa le roman avec Pantagruel et Gargantua. Des classiques ? Prenons le chapitre VIII de Gargantua où l’on découvre son habillement (dont sa braguette abondamment décrite) et où Rabelais annonce un autre ouvrage De la dignité des braguettes, avant de nous préciser plus loin que « sa bourse fut faite de la couille d’un éléphant ». Au chapitre XIII, il nous apprend à nous torcher le cul « de sauge, de fenouil, de marjolaine... ». C’est énorme !

Royal de Luxe et le mythe du géant

Deluze-Dominique - 2006 -

Bakhtine le dit : « dans le carnaval, il n’y a pas de distinction entre acteurs et spectateurs ». Royal de Luxe n’est pas un carnaval, mais LA compagnie phare emmenée par Jean-Luc Courcoult, qui invente des spectacles de rue dont ces deux DVD donnent la mesure géante, puisqu’il s’agit du mythe du géant. Il naît au Havre, s’embarque en Afrique, a un enfant, petit géant noir, et revient au Havre le présenter à sa ville. Les machines de Royal de Luxe sont démesurées, à peine croyables ; elles invitent à se laisser bercer par ce souffle poétique très carnavalesque !

Orfeu Negro

Marcel Camus - 1959 -

Eurydice est belle, elle vient de la campagne, Orphée est chauffeur de tramway à Rio, il la rencontre au terminus. Le carnaval se prépare. Il va se marier avec Mira, mais l’officier d’état civil plaisante sur le mythe d’Orphée et Eurydice. Cela suffit à allumer la mèche de ce film tout en rythme dans la nuit, avec la mort grimée, la jalousie qui rôde, l’innocence des enfants qui croient que le soleil se lève en musique, et Orphée qui aime à en mourir. Ce film a 57 ans et pas une ride !

Penser le carnaval

Ndagano-Biringanine - -

Variations, discours et représentations « Une sorte de foyer virtuel auquel il nous est indispensable de nous référer pour expliquer un certain nombre de choses, mais sans qu’il ait jamais d’existence réelle » : cette citation de Levi-Strauss, sur l’identité, sert de clef pour aborder le masque, donc la possibilité de devenir autre, avec le mythe du Touloulou, un personnage fantasque, enjoué, moqueur. Le Carnaval de Cayenne sert de cadre à l’étude. Réflexion poivrée !

Le carnaval des animaux

Blanche-Francis , Saint/Saëns-Camille - 2006 -

François Morel raconte une histoire de Francis Blanche qui présente les animaux se préparant pour le carnaval : « le lion est très britannique » ; « les tortues dansent le cancan » ; « les éléphants sont des enfants qui font tout ce qu’on leur défend » ; « l’âne s’est mis un bonnet d’homme ». Les illustrations d’Emmanuelle Houdart sont débridées entre l’homme et l’animal ; Camille Saint-Saëns compose une fantaisie en 1886, pour le Carnaval de Paris, à l’époque où il était célèbre. Le résultat est une perle !

Karnaval

Vincent-Thomas - 1999 -

Marseillais, Larbi retourne dans sa ville car il n’a plus de travail à Dunkerque, quand, à la gare, il rencontre Béa qui raccompagne son mari bourré à la fin d’une soirée de carnaval. Ils se plaisent, elle vit cette passion le temps du carnaval, tandis que lui se met à rêver au-delà de la limite où son ticket ne sera plus valable… La tension de leur passion (car le mari souhaite le rester) pimente ce film débordant de l’énergie carnavalesque des carnavaleux. Quand on essaye de transgresser ce qui est déjà une transgression, ça disjoncte… Le prochain carnaval remettra le compteur en marche !

Faces – Visages maquillés du Carnaval de Venise

Zaccaron-Sergio - 2003 -

Si Dunkerque est unique en son genre, à Rio on change d’échelle, mais à Venise on enlève l’échelle pour ne plus redescendre, une fois que les visages surgissent de l’ombre, entre la réalité et le fantastique, l’arrogance et la mélancolie. À travers les photos de Sergio Zaccaron, le Carnaval de Venise n’est pas si carnavalesque que ça. Il esquive la légèreté essentielle de la farce, car il ne peut se départir de ce que Venise sue : la gravité du mystère de la fin probable. Pas celle du Carnaval, non, celle de la ville !

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