Ce qu’il y a d’excitant à suivre les personnages d’un roman, qu’ils soient réels ou inventés, c’est que l’on a l’impression de partager un peu de leur intimité. Que ces personnages s’appellent de Gaulle, Mendelssohn (le père du musicien) ou bien Marie, une anonyme de Brooklyn, page après page ils en viennent à faire partie de notre univers. Et au mot fin on les quitte comme on quitte une connaissance en se disant qu’on les recroisera peut-être un jour…