Le journal Libération demanda un jour à Samuel Beckett pourquoi il écrivait. L’auteur de En attendant Godot répondit : « Bon qu’à ça ». Comment mieux résumer la motivation de ces artistes qui, jour après mois après année composent, écrivent, tournent et recommencent sans jamais s’arrêter vraiment, comme les personnages des dessins d’Escher qui grimpent des escaliers sans fin. Et un jour, ils meurent.