Sous Poutine, provocation et critiques n’ont plus droit de cité dans les médias ni dans la vie sociale. Si les Pussy Riot l’ont payé de lourdes peines de camp, d’autres s’organisent pour diffuser plus discrètement une parole iconoclaste. La satire politique s’est réfugiée sur Internet, où circulent de féroces blagues dignes de l’époque soviétique, tandis qu’un cinéaste comme Andreï Konchalovski, victime de la censure sous Brejnev et revenu au pays, utilise l’arme de la comédie nostalgique pour mettre en relief les travers du régime.