La route ne relie plus forcément deux points, elle existe aussi par elle-même, de manière autonome. Les bandits qui la sillonnent ne s’attaquent pas aux fondements de la société, ils dépouillent leurs semblables, d’autres errants et exclus de la « civilisation urbaine ». La route – et le désert qui la borde – deviennent un espace de survie qui possède ses propres lois et ses propres classes dangereuses, les pirates. Mais si ceux-ci sont souvent perçus comme des personnages négatifs, ils fascinent aussi par leur aspiration « libertaire ».