Ce qui fait le roman, c’est peut-être la « durée », par opposition à la poésie : je me demande même si ce ne serait pas la définition du roman, au départ, qui serait liée à la longueur de l’œuvre. Quand c’est long, c’est quand même plus difficile, car il y a la question du souffle. Quand on est dans un format court, on est davantage « à deux dimensions ». C’est un gros animal, le roman, il faut que tous les organes fonctionnent. Je fais des textes courts, fragmentaires, mais des livres comme La ballade de Rikers Island ou Claustria sont, eux, de grosses mécaniques. L’intérêt, c’est quand il y a une œuvre par-dessus l’œuvre.