L’énergie avec laquelle Van Gogh créait, le jaillissement de ses couleurs, ont influencé les Fauves, les Expressionnistes, Francis Bacon, et tant d’autres… Mais lui, qui l’inspirait ? Qui admirait-il ? En dehors de son grand respect pour Rembrandt et de ses études sur des dessins de Jean-François Millet et de Jules Breton, Van Gogh était fasciné par Delacroix et par Hiroshige. Mais son maître, c’est Dieu, c’est le Christ. « Ni Dieu ni maître » proclamait le journal d’Auguste Blanqui en 1880, que Van Gogh a peut-être lu, même si ce slogan n’a pas de sens en art, où un artiste devient grand dès lors qu’il assume d’être son propre maître.