Con ocasión de los dos conciertos que ha dado en Madrid en el marco del Festimad, los 4 y 5 de Mayo, Coralie Clément se ha dejado entrevistar por Vive la Culture.
Entrevista disponible unicamente en francés.
- Trois ans après « Bye Bye Beauty», « Toystore », votre dernier album est sorti en France en octobre 2008. Pourquoi avoir choisi ce titre ?
- Dans cet album nous avons utilisé beaucoup d’instruments d’enfants comme des mélodicas, des sifflés, des ukulélés, plein d’instruments conceptuels pour les enfants. Et quand on enregistrait l’album, on résumait sur les maquettes ce qu’on avait enregistré. A l’issue du premier jour nous avions écrit « Toystore » sur la maquette. Au moment de sortir l’album, on s’est dit que « Toystore » sonnait très bien et que ce titre résumait complètement notre travail.
- Pouvez-vous nous parler de votre rencontre avec Etienne Daho avec qui vous chantez en duo la chanson « Je ne sens plus ton amour ? ». Comment est née l’idée de ce duo ?
- Etienne et moi nous sommes rencontrés il y a 4 ans, il était très occupé à ce moment là et nous avions dû abandonner l’idée de travailler ensemble. En revanche, par la suite, nous sommes devenus très amis. Une fois que j’ai eu terminé Toystore, je lui ai proposé de l’écouter et on a reparlé de chanter ensemble. « Je ne sens plus ton amour » était en train de passer et il m’a dit « Je veux chanter celle là avec toi ». Un mois plus tard, nous étions en studio et nous enregistrions. Etienne et moi, c’est avant tout une rencontre et une profonde amitié. Nous sommes ravis de ce duo là.
- On sait que vous venez d’une famille de musiciens: votre père est clarinettiste et votre frère, Benjamin Biolay, est à la fois musicien et auteur compositeur. A quel moment la chanson s’est-elle imposée à vous comme une évidence ? Y a t’il eu un élément déclencheur ?
Depuis que j’ai 4 ans et demi, la musique fait complètement partie de ma vie. Je voyais mon père, mon frère et ma sœur, tous musiciens, donc la musique s’est imposée à moi très vite. En revanche, le fait de chanter est arrivé beaucoup plus tard. Au départ, c’est actrice que je voulais être. Un jour Benjamin m’a appelé en me demandant d’enregistrer ma voix sur une maquette qu’il avait préparée pour une chanteuse. J’ai tout de suite accepté, j’adore l’idée de faire de la musique en famille. Quelques semaines plus tard, il me demandait si je voulais faire un disque. Après avoir fait écouter la maquette à un directeur artistique, ce dernier avait signé pour la maquette avec ma voix. J’avais 20 ans et c’est à partir de là que j’ai décidé de faire ce métier là.
- Votre frère, Benjamin Biolay, fait désormais partie des incontournables de la scène musicale française, et il n’y a pas une seule interview de vous dans laquelle son nom ne soit pas mis en avant. Comment vivez-vous le succès de votre frère ? Dans le futur, pourriez-vous envisager de passer par un autre auteur-compositeur ?
- Je suis extrêmement fière de lui, pour son travail mais aussi pour la personne humaine qu’il est. C’est quelqu’un de très important pour moi. J’ai tout de suite compris que les choses marcheraient pour lui et je n’ai aucune jalousie, surtout pas envers mes frères et sœurs. Je ne suis pas quelqu’un d’envieux, j’ai mon chemin, il a le sien. C’est un garçon brillant et doué. Travailler sans lui va être difficile. Mais il a beaucoup de travail et il va falloir que je vole de mes propres ailes… D’autre part, j’écris mes chansons, et je commence à vraiment avoir envie de les mettre sur un disque. Mais imaginer faire un album sans que son nom apparaisse me semble impossible.
- Comment s’est passé le concert au Théâtre Maravillas hier soir ? Comment avez-vous trouvé l’accueil du public espagnol ?
- Tout s’est très bien passé. Le son était absolument parfait, les techniciens sont formidables. Le public était très attentif et souriant. En revanche, j’avoue que je ne regarde pas beaucoup le public parce que sinon je suis terrorisée.
Propos recueillis par Charlotte Vialard pour Vive la culture