melancolie-de-gauche

Enzo Traverso - 2016
C’est un bouquin qui m’est cher parce qu’il est en plein accord avec mon état d’esprit actuel d’une part, et ensuite parce qu’il passe en revue, aussi bien sur le plan de la littérature que des arts plastiques ou du cinéma, tous les deuils que la gauche et le mouvement ouvrier ont du subir et assumer depuis des dizaines et des dizaines d’années. Enzo Traverso a une thèse que je trouve passionnante qui est de dire qu’il y a une vraie mélancolie parce qu’il y a constamment ce souvenir, cette référence à ceux qui se sont battus, qui ont perdu et y ont souvent laissé leur peau, et que cette mélancolie, loin d’être paralysante, est l’un des moteurs, pas le seul, mais l’un des moteurs qui fait que des gens continuent le combat. Parce que d’autres ont tout risqué, il faut continuer à se bagarrer.