Vive la Culture ! c'est 745 sélections et 8736 oeuvres choisies à la main.

Fritz Lang

la playlist

En partenariat avec Arte

Parmi les grands cinéastes classiques, Fritz Lang a un véritable statut de commandeur. Normal, puisque ses films, allemands ou américains, continuent à impressionner des générations de spectateurs et ont suscité de nombreuses vocations, références ou hommages…

Portfolio of Docteur Mabuse

Ran Blake
1982 -
En savoir plus

Metropolis

Giorgio Moroder
1984 -
En savoir plus

Fritz Lang au travail

Bernard Eisenschitz
2011 - Cahiers du cinema
En savoir plus

Les Contrebandiers de Moonfleet

Fritz Lang
1955 -
En savoir plus

La Bête Humaine

Jean Renoir
1938 -
En savoir plus

La Marque Jaune

Edgar P. Jacobs
1956 -
En savoir plus

Que la Bête Meure

Claude Chabrol
1969 -
En savoir plus

Le Testament du docteur Mabuse

Fritz Lang
1933 -
En savoir plus

Ornement et Crime

Adolf Loos
2003 -
En savoir plus

Le Tigre du Bengale / Le Tombeau hindou

Fritz Lang
1959 -
En savoir plus

Le Mépris

Jean-Luc Godard
1963 -
En savoir plus

Star Wars : Un Nouvel Espoir

George Lucas
1977 -
En savoir plus

Portfolio of Docteur Mabuse

Ran Blake - 1982 -

Grand pianiste de jazz moderne trop méconnu, Ran Blake est également un passionné de cinéma au point qu’il truffe ses albums de références cinéphiliques parfaitement explicites. Entre un disque nommé Film Noir et un autre Vertigo, Ran Blake enregistre, en 1982, cet album opportunément intitulé Portfolio of Docteur Mabuse. Il s’agit moins pour le pianiste de rendre hommage à Fritz Lang que de produire des variations énigmatiques autour de la figure mythique qu’est devenue Mabuse. À noter que l’album passionnant est constitué d’une première face en solo intégral et d’une seconde qui prend la forme d’une suite symphonique enregistrée avec le New England Conservatory Symphony de Boston.

Metropolis

Giorgio Moroder - 1984 -

En 1984, Metropolis ressort en grande pompe dans une version en partie colorisée et surtout agrémentée d’une nouvelle musique signée Giorgio Moroder, le sorcier du disco. Dans la bande-son aux parfums très new wave figurent en guest-stars Pat Benatar, Freddie Mercury, Jon Anderson ou encore Bonnie Tyler. À l’époque, l’affaire provoqua de franches controverses. Un peu plus de trente ans plus tard, on peut sans doute davantage goûter cette musique datée mais qui, eu égard au nouveau statut de Moroder, a mieux vieilli qu’on aurait pu le croire à l’époque.

Fritz Lang au travail

Bernard Eisenschitz - 2011 - Cahiers du cinema

Album paru en 2011, Fritz Lang au travail est sans doute le livre le plus précis et le plus complet sur l’œuvre majeure du grand réalisateur mi-allemand, mi-américain. À partir d’une analyse minutieuse des archives Lang, Bernard Eisenschitz, éminent spécialiste du cinéaste, retrace la genèse des films et le parcours d’un metteur en scène qui traverse le XXe siècle en moraliste et en analyste lucide. Ce qui donne un livre monumental et passionnant sur une œuvre qui livre tous ses secrets… Ou presque.

Les Contrebandiers de Moonfleet

Fritz Lang - 1955 -

Parmi les nombreux films réalisés par Fritz Lang à Hollywood, on peut choisir Les Contrebandiers de Moonfleet, véritable sésame de la cinéphilie française pendant la deuxième moitié des années 50. Ce récit d’initiation au mal, qui met en scène un jeune garçon et un homme mûr susceptible d’être son père, se déroule dans une ambiance à la Stevenson et se révèle un des plus beaux Lang, même si celui-ci goûtait peu ce roman d’aventures maritimes aux couleurs envoûtantes et au charme éternel.

La Bête Humaine

Jean Renoir - 1938 -

Parmi ses contemporains, Fritz Lang admirait tout particulièrement Jean Renoir. La preuve : l’Allemand a mis en scène deux remakes de films réalisés par le Français, La Chienne, devenu La Rue Rouge, et surtout, La Bête Humaine qui se transforme en Désirs Humains. Le film de Renoir, adapté de Zola, est sans doute, pour Lang, une sorte d’objet idéal tant il peut y retrouver certaines de ses propres obsessions, en particulier, la puissance du destin et l’irruption de la pulsion criminelle dans un univers marqué par l’adultère et la culpabilité.

La Marque Jaune

Edgar P. Jacobs - 1956 -

Si on doit trouver un équivalent direct de Fritz Lang dans la bande dessinée, c’est certainement du côté des aventures de Blake et Mortimer qu’il faut se tourner et plus particulièrement du côté de La Marque Jaune. Lang et Jacobs partagent le même goût du serial, du roman-feuilleton, de la ligne claire, des complots en tout genre, des génies du mal… Cerise sur le gâteau : dans La Marque Jaune, on trouve une référence directe à M le Maudit sous la forme d’une lettre obsédante, précisément le M !

Que la Bête Meure

Claude Chabrol - 1969 -

De tous les cinéastes modernes, le plus strictement langien est certainement Claude Chabrol. Il rendra d’ailleurs un hommage direct au maître dans Docteur M, une fantaisie volontairement sous influence qu’il réalise au début des années 90. Mais c’est plutôt dans Que La Bête Meure, une histoire implacable de vengeance, que Chabrol retrouve les hauteurs de Lang et signe un de ses plus grands films qui égale en rigueur et en puissance l’œuvre de son maître.

Le Testament du docteur Mabuse

Fritz Lang - 1933 -

Dernier film allemand réalisé en 1933 par Lang, avant son départ pour Paris, puis Hollywood, Le Testament du docteur Mabuse reprend le personnage du génie du crime, qu’il avait déjà mis en scène dix ans auparavant, pour en faire une allégorie de Hitler alors aux portes du Reichstag. Goût de l’hypnose, puissance de la communication télépathique, vitesse du récit et magistrale analyse politique de la terreur, Le Testament du Docteur Mabuse reste d’une modernité ébouriffante et continue, encore aujourd’hui, à faire froid dans le dos. Il faut dire que la figure de Mabuse trouve sans cesse le moyen de se réincarner. Deux exemples éloquents : hier, Ben Laden, aujourd’hui les sanguinaires maîtres de Daech...

Ornement et Crime

Adolf Loos - 2003 -

S’il n’avait pas été cinéaste, Fritz Lang aurait forcément été architecte, une discipline qu’il avait étudiée dans ses années de formation, au point qu’il en restera une trace profonde dans beaucoup de ses films. Viennois d’origine, le cinéaste admirait tout particulièrement le grand architecte autrichien Adolf Loos, grand manitou du fonctionnalisme et ennemi juré de toute forme décorative. C’est dans un petit livre majeur, Ornement et Crime, que Loos exprime le plus directement ses idées modernistes hostiles au style décoratif. Idées que Lang reprendra à son compte en allant vers un dépouillement de plus en plus radical.

Le Tigre du Bengale / Le Tombeau hindou

Fritz Lang - 1959 -

Avec ce diptyque indien, Fritz Lang fait, en 1959, son retour en Allemagne, 26 ans après son départ au moment de l’accession au pouvoir des nazis. Remake d’un film muet auquel il avait participé en tant que scénariste, l’avant-dernier film de Fritz Lang ressemble à une bande dessinée qui frise l’abstraction et qui met plus que jamais à nu le côté ligne claire de sa mise en scène. Pour les langiens purs et durs, c’est d’ailleurs un sommet ! Détail qui n’en est pas un : le héros de cette aventure, où l’on croise sultans, lépreux et danseuses, est architecte. Comme Fritz Lang ou presque...

Le Mépris

Jean-Luc Godard - 1963 -

Comme tous ses camarades des Cahiers jaunes et de la Nouvelle Vague, Jean-Luc Godard considérait Fritz Lang comme un maître absolu et le parangon de la politique des auteurs. Pour le prouver, dans Le Mépris, il choisit Lang comme acteur incarnant la souveraineté du cinéma classique sous les traits d’un metteur en scène tournant une adaptation de L’Odyssée d’Homère, encadré par Brigitte Bardot, Michel Piccoli ou Jack Palance. Résultat : une réflexion majeure sur la mutation du cinéma et une magnifique prestation du grand Fritz.

Star Wars : Un Nouvel Espoir

George Lucas - 1977 -

Avec le premier Star Wars, George Lucas réalise, en 1977, une sorte de synthèse mythologique qui puise son inspiration un peu partout. Une de ses références les plus directes est sans doute le Metropolis de Lang, chef-d’œuvre de la science-fiction au cinéma. Même si le film de Lang n’a que peu de lien avec le space-opera, Lucas parvient notamment à s’inspirer de l’androïde Maria de Metropolis pour l’apparence du robot C-3PO. Un hommage sincère et non dissimulé à un des grands maîtres du cinéma mondial.

se connecter

Créer votre compte

Vous aurez la possibilité de créer votre médiathèque et sauvegarder les oeuvres de nos sélections
Voulez-vous vous inscrire à notre Newsletter hebdomadaire ?