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François Villon - 1431 – 1463
J’ai toujours aimé Villon. Je ne me lasse pas. J’aime beaucoup la dernière traduction de la Pléiade, parce que l’œuvre de Villon est protéiforme, il passe de la grâce presque divine à, au contraire, des poèmes d’une crudité incroyable, où on est dans la fange la plus improbable. Dans son Testament, il a des détestations, des exaltations, et une langue qui change, qui passe de la trivialité, de la grossièreté, de l’insulte à une langue sublime. C’est Jacqueline Cerquiglini-Toulet qui a remarquablement traduit ces poèmes tout en gardant la rythmique, la versification de la langue originale. C’est remarquable.