« C’est le système qui est important, pas la forme, la répétition de la forme. La répétition de la forme, c’est l’arbre qui cache la forêt ; ce qui est important, c’est le système, le plus banal qui soit », écrit Claude Viallat, qui depuis 1966 peint la même forme, à mi-chemin entre un haricot, une palette et un osselet. L’artiste est à l’origine du mouvement Supports/Surfaces en 1969 : une remise en cause d’un des fondamentaux de l’histoire de la peinture, le châssis. Ses toiles flottent actuellement dans la chapelle de l’Oratoire à Nantes. Claude Viallat qui rejette la suavité pour suivre les pistes des taureaux, des trappeurs et de Tarzan, est accueilli par une ville dont la révolution culturelle n’est pas une formule creuse, comme le rappellent son Lieu Unique et son Grand Éléphant qui barrit au bord de la Loire.